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Quebec
Report: Un Sommet sur l’avenir du secteur
forestier au Québec
par Annie Beaupré, coordonnatrice à la
formation, AETSQ
En
septembre dernier, le doyen de la Faculté de
foresterie et de géomatique de l’Université
Laval, M. Denis Brière, annonçait la tenue
d’un Sommet sur l’avenir du secteur
forestier au Québec, organisé par sa Faculté.
Cette annonce donnait suite à la requête de
différents intervenants du secteur forestier (Conseil
de l’industrie forestière du Québec, Centre
de recherche industrielle du Québec, Fédération
québécoise des coopératives forestières, Fédération
québécoise des municipalités, Fédération
des pourvoiries du Québec, Fédération des
gestionnaires de zecs, les instituts de
recherche Forintek, FERIC et PAPRICAN), pour que
l’Université Laval assume l’organisation de
l’événement.
Le Québec ne peut se permettre de continuer
bien longtemps à évoluer dans ce contexte de
crise forestière qui menace la survie de
plusieurs communautés monoindustrielles. La
Commission d’étude sur la gestion de la forêt
publique québécoise, mieux connue sous le nom
de Commission Coulombe, avait pour mandat général
de dresser l’état de la situation en ce qui
concerne la gestion des forêts publiques du Québec
et recommander des améliorations qui
permettraient de bonifier le régime forestier
dans une perspective de développement durable.
La Commission a terminé son mandat, en décembre
2004, lors du dépôt officiel de son rapport au
ministre des Ressources naturelles, de la Faune
et des Parcs. Les analyses sont complétées et
il est maintenant temps que les acteurs du
milieu forestier s’assoient ensemble pour accélérer
la concrétisation du virage que devra prendre
l’industrie forestière.
Le Sommet ne vise en aucun cas à refaire le
travail qui a été fait par la Commission
Coulombe, mais il s’inspirera certainement de
tout le matériel qu’il a rendu disponible.
L’objectif du Sommet est plutôt de travailler
sur la mise en œuvre des recommandations du
rapport Coulombe et d’arriver à un consensus
menant à une vision commune quant au nouveau
modèle de gestion forestière que l’ensemble
des intervenants du secteur forestier souhaitent
voir s’implanter.
L’Association des entrepreneurs en travaux
sylvicoles du Québec, l’AETSQ, devrait
prendre part à cet événement. Elle souhaite y
participer afin d’en tirer des consensus sur
les sujets qui la préoccupent tels que la mise
en place d’une vraie politique
d’intensification de l’aménagement
forestier, des solutions au manque de relève
compétente en sylviculture, l’instauration
d’une certification des compétences des
entreprises sylvicoles et l’implantation
d’une gestion forestière davantage axée sur
les objectifs d’aménagement et adaptée aux réalités
régionales et locales.
Divers autres groupes se préoccupent des
ressources que recèlent les forêts québécoises
et des activités qui y sont possibles, c’est
pour cela que tous les intervenants seront conviés
à ce grand événement qui aspire à de vrais
dialogues et de véritables conversations.
Souhaitons que ce Sommet sur l’avenir du
secteur forestier au Québec sera à la mesure
de nos attentes et qu’il nous permettra
d’atteindre une vision commune quant à un modèle
de gestion pour la protection et la mise en
valeur de toutes les ressources du milieu
forestier. Il est essentiel d’en arriver à un
accord qui, respectueux des considérations économiques,
sociales et environnementales, nous permettra
d’atteindre un véritable développement
durable de nos forêts.
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